EST'elles Executive - Retour à l'accueil


Journée de formation
« Le manager de demain est
une femme ! Etes-vous prêt(e) ? »


12 mars 2010

 

« En tant que DRH, je suis confrontée à des réflexions récurrentes concernant le Gender, mes réflexions personnelles, professionnelles au fur et à mesure de mes choix, celles de nos collaboratrices plus jeunes qui s’interrogent sur leur carrière. En tant que femme et mère de 2 filles, je tiens à m’impliquer au niveau de notre société pour que ce fameux plafond de verre soit une fois pour toutes un souvenir du passé. Je suis membre de la fédération luxembourgeoise des femmes cheffes et dirigeantes d’entreprises,  membre du conseil d’administration du Personal Officer’s Group au Grand Duché, et j’attends de cette journée information/formation un partage d’expériences, de réflexions concrètes, de créativité, à un niveau transversal international. Je souhaite que cette journée soit un exemple fort des changements sociétaux indispensables à l’évolution plus sereine de notre société. Sans tomber dans aucun piège : le monde est constitué à 50 % de femmes, mais n’oublions pas non plus les 50 % d’hommes… »
 DRH femme - banque - Luxembourg

« Mon expérience de DRH en matière d’emploi de femmes dans l’industrie est quelque part un échec : pourtant avec 1/3 de femmes en 2005, la parité était presque respectée, et le tout avec un management très satisfait : personnel minutieux, rigoureux, engagé, bref pourquoi les autres entreprises n’embauchaient-elles pas plus de femmes ? Je précise par ailleurs que mon équipe RH et Controlling était composée à 100% de femmes. Depuis c’est la Berezina : toutes les femmes de plus de 50 ans sont en maladie longue durée, un 1/3 des plus jeunes est en maternité (dès le 15ème jour de grossesse), les mamans se mettent en maladie dès que leurs enfants se mouchent de travers, et c’est sans parler des divorces et des histoires de famille qui se finissent mal (hôpital psychiatrique, …). Je suis donc arrivé à la conclusion que l’activité industrielle en 3X8 pour les femmes, c’est compliqué, trop compliqué ou du moins trop risqué. Là dessus, j’ai dû gérer un environnement 100% féminin, qui s’était transformé en guerre de tranchée. Aidé par des départs, j’ai rééquilibré, en développant de la diversité (masculine cette fois) et depuis le « calme » est revenu : de l’aveu même des collaboratrices qui sont restées, quand il y a trop de femmes, cela ne va pas non plus ! Malgré tout cela, je reste convaincu qu’il faut absolument de la diversité dans les entreprises ; les femmes développant d’indéniables qualités telles que la créativité, la productivité, l’engagement instantané, la vision souvent moins carriériste et court-termiste, l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle, la motivation, ….. Il faudra trouver le juste équilibre, en espérant qu’une loi trop restrictive ne viendra pas tout gâcher. »
 DRH homme - société industrielle d’un Groupe international (57)

«« Je suis chef d’entreprise et en tant que femme je suis assez seule dans un monde à dominance masculine. J’ai besoin de temps en entre à me faire plaisir et d’échanger avec d’autres femmes de responsabilité ... en pourquoi pas tester mon anglais dans un atelier !» »
Chef d'entreprise femme

« La totalité de nos employés sont des femmes. Je dois gérer des congés annuels et d’éventuels congés maladie, les congés de maternité, les congés parentaux, les congés pour enfant malade. Les congés annuels subissent les contraintes de congés des époux (ce qui est moins vrai dans l’autre sens..) et du calendrier des vacances scolaires. Bref, des problèmes typiquement féminins aggravés par le fait qu’il faut remplacer ses femmes par d’autres femmes difficiles à trouver sur le marché de travail et avec des statuts précaires. J’ai l’impression que le droit de travail c’est du côté des femmes ! Comment transformer ce qui parait contraignant en opportunité ? »
 

« 80 % de mes clients sont des femmes; la totalité de nos employés sont des femmes. Dans notre cabinet il y a des secrétaires médicaux et des manipulatrices. Alors que les manipulatrices (Bac +3) sont demandeuses de formation, il est très difficile d’envoyer les secrétaires (+ ou – Bac) en formation alors qu’elles en ont besoin. J’attends de cette journée les clés de compréhension de la psychologie féminine. »