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EVENEMENT

Soirée du réseau Est'elles
Partenaire privilégié : Chambre de Commerce
et d’Industrie de Meurthe-et-Moselle

Invités d'honneur : Sylvie Petiot et Michèle Larchez

animée par Nathalie Milion, journaliste France Bleu Sud Lorraine
26 juin 2009





 Networking ou Réseau féminin, pour quoi faire ?

Un résumé des messages clés de la soirée :

Aux femmes de tricoter leurs réseaux

 D’après le Larousse, le terme « réseau » trouve des racines étymologiques dans le préfixe « rêt » ou « filet » ce qui se traduit par « net » en anglais. Aujourd’hui le networking ou réseautage est un véritable phénomène qui se pratique en face-à-face ou de manière virtuelle. Les motivations pour créer des réseaux ou contribuer à leur développement peuvent être de l’ordre professionnel, social ou caritatif. Les réseaux professionnels facilitent les échanges au sein des entreprises et entre les entreprises ayant les mêmes préoccupations. Les réseaux qui concernent plus particulièrement les femmes se multiplient sur le plan local, national et international.

Le réseautage permet de se construire et de construire un carnet d’adresses

Pour Michèle Larchez, « on s’engage dans le réseautage pour être plus fort, pour aboutir à quelque chose avec des autres. Le réseau permet de se faire entendre, d’agir plutôt que de subir ». Qu’est ce que le réseau peut apporter plus particulièrement aux femmes ? Il peut accroître leur sensibilisation envers certains thèmes pour lesquels elles ne s’aventurent pas naturellement par manque d’information. Grace aux échanges, témoignages, conseils et bonnes astuces, le réseau constitue un espace de formation permanente. La participation active au réseau favorise la formalisation de ses points de vue et l’apprentissage de la prise de parole en public. Michèle Larchez constate que « les femmes doivent être plus proactives, plus ambitieuses. Elles doivent apprendre à se vendre au sens noble du terme ». Il faut bâtir le monde des entreprises ensemble, hommes et femmes. Le regard des femmes, le style de management au féminin permet d’enrichir les pratiques managériales en place. Cet enrichissement passe par la diversité au niveau des postes de responsabilité dans le monde professionnel et politique. Les femmes ont encore des pans entiers de la société à défricher.

Pour les femmes cela se traduit par la recherche de plus de responsabilités et de nature plus importantes.

Pour Michèle Larchez, « si les responsabilités ne viennent pas à vous, il ne faut pas hésiter à frapper aux portes. Les femmes doivent apprendre à se faire entendre dans le monde de l’entreprise et de manière permanente.Donner son opinion sur un problème, c’est en faire bénéficier les personnes autour de vous ».

Un réseau peut être informel, amical ou formel avec des objectifs professionnels. Lorsque les entreprises favorisent la création de réseaux féminins, l’objectif combine des intérêts sociaux et économiques. Ces réseaux se veulent des lieux de paroles et d’échanges favorisant des rencontres entre femmes et intégrant une réflexion autour de thématiques. Ces forums permettent aux femmes de se constituer un carnet d’adresses de personnes qui leur ressemblent mais leur offrent également l’opportunité de rencontrer des personnes différentes. Fréquenter des femmes ayant un parcours, autre, est source d’enrichissement personnel et professionnel. Appartenir à un réseau, c’est aussi un moyen de côtoyer des femmes ayant des responsabilités et d’y trouver, pourquoi pas son « mentor ». Valoriser les talents féminins en impulsant une dynamique de diversité, telle est la mission d’Interp’elles, le réseau féminin EDF qui accompagne les femmes dans le groupe dès leur arrivée. Le nouvel atelier « femmes seniors au travail » piloté par Michèle Larchez s’adresse plus particulièrement au 9 % des femmes de 50 ans et plus, qui sont cadres. Si l’on écoute les échanges verbaux femmes / hommes, Michèle remarque, que les femmes utilisent plus souvent le « nous » et les hommes le « je ». Pour Michèle Larchez, la réponse est en nous.

Pour que les femmes s’impliquent plus dans les postes de responsabilité au sein des réseaux,  cela nécessite de la confiance en elles et des astuces pour aménager leur emploi du temps.

 Sylvie Petiot constate que « les femmes ne s’impliquent pas assez dans les réseaux professionnels mais une fois présentes, elles sont très sollicitées, puisqu’elles sont rares ». Elle se souvient que lorsqu’on lui a demandé d’assumer le rôle de Présidente de la Fédération Française de Bâtiment (FFB) de Meurthe-et-Moselle, elle a refusé. Sa première interrogation a été de se demander : pourquoi elle ? Les femmes, pour elle et selon sa propre expérience, ne s’accrochent pas au pouvoir. Elle s’est sentie peu préparée, insuffisamment compétente pour assumer une telle fonction. Dans un monde professionnel dominé par les hommes, une femme se sent constamment sur la sellette : « Nous, les femmes, parce que nous voulons être irréprochables, nous nous mettons la pression ». Cependant, lorsqu’on lui a reproposé le poste l’année suivante, elle a accepté. Aujourd’hui, l’antenne de la FFB de la Meurthe-et-Moselle est fière de confier à une femme la promotion et la défense de ses intérêts.

Par son propre vécu, Sylvie Petiot remarque que « lorsque les femmes s’impliquent dans les réseaux professionnels, elles apportent une écoute nouvelle sur les besoins des membres ». Pour qu’une femme puisse s’engager dans des responsabilités professionnelles il faut qu’elle soit aidée à la maison. « Le quotidien d’une femme n’est pas facile », constate Sylvie Petiot « beaucoup de tâches domestiques incombent encore essentiellement aux femmes ». Lorsque Lagarde-Meregnani s’est implantée sur Saint-Jacques II, la zone industrielle de Maxéville (54), elle s’est rendu compte de la difficulté de tout faire, gérer une entreprise et gérer une maison. Dans le cadre de sa présidence de l’association « Saint-Jacques Activités », regroupant une cinquantaine d’entrepreneurs, elle a créé Amidonné-Services, un chantier d’insertion qui propose un service de repassage pour les salariés des entreprises de ce réseau. Au-delà de ressentir la satisfaction d’être moteur d’un groupement économique, Sylvie Petiot confirme l’intérêt humain de la démarche. Se mettre en réseau permet de mieux avancer et d’avancer ensemble. Aider, soutenir les autres est une source d’épanouissement. L’épanouissement que l’on ressent permet de conforter son engagement dans le réseau.

Et vous, en quoi et pourquoi vous engagez-vous dans le réseautage ?

Quel intérêt trouvez-vous à vous engager dans le réseautage ?

Et pour quoi faire ?

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